L’injonction de payer est un outil central du recouvrement judiciaire. En 2026, son cadre procédural évolue.
Le décret n° 2026-96 du 16 février 2026 modifie la procédure ainsi que certaines modalités des voies d’exécution. Il s’inscrit dans une dynamique de modernisation du contentieux.
Pour les directions financières et les équipes en charge du contentieux, ces évolutions ne sont pas anecdotiques. Elles modifient la gestion pratique de vos dossiers et vous imposent de rester vigilant sur le suivi des étapes procédurales.

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Bruno G. - Directeur administratif et financier
Un délai de signification réduit à trois mois
La réforme réduit le délai dans lequel vous devez faire signifier l’ordonnance d’injonction de payer.
Jusqu’à présent, vous disposiez de six mois pour procéder à cette signification. Désormais, ce délai est ramené à trois mois. Passé ce délai, l’ordonnance devient caduque.
Le principe ne change pas : sans signification, la décision ne produit pas ses effets. En revanche, le temps dont vous disposez pour engager cette étape est désormais plus court.
Cela implique un traitement plus rapide de vos dossiers contentieux. Une ordonnance rendue ne peut plus rester en attente avant transmission à votre commissaire de justice. Vous devez organiser un suivi immédiat et structuré.
Le risque n’est pas juridique, mais organisationnel. Un retard dans la circulation de l’information ou dans la coordination interne peut désormais vous faire perdre le bénéfice d’une décision déjà obtenue.
Une procédure d’opposition davantage encadrée
La réforme ne remet pas en cause le droit du débiteur à former opposition. En revanche, elle précise la manière dont cette opposition vous est notifiée et encadre plus strictement les délais associés.
Désormais :
- le greffe dispose d’un délai d’un mois pour vous notifier l’opposition formée par le débiteur ;
- en l’absence d’avis d’opposition porté à votre connaissance dans les deux mois suivant la signification de l’ordonnance, vous pouvez poursuivre l’exécution.
Par conséquent, le décret précise les modalités de notification de l’opposition et le cadre dans lequel vous pouvez poursuivre l’exécution.
Pour autant, cette clarification suppose un suivi précis des échéances. Vous devez notamment être en mesure de :
- identifier avec exactitude la date de signification ;
- suivre l’écoulement des délais ;
- conserver une traçabilité des échanges avec le greffe et le commissaire de justice.
Là encore, l’enjeu est principalement organisationnel : la sécurisation de la procédure repose sur votre capacité à maîtriser la temporalité des différentes étapes.
Saisie-attribution : des voies d’exécution modernisées et digitalisées
Au-delà des délais, le décret introduit plusieurs évolutions relatives aux voies d’exécution, en particulier en matière de saisie-attribution.
Comme d’autres évolutions récentes touchant les directions financières (notamment la facturation électronique), la réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation et de dématérialisation des échanges.
Le texte prévoit que le commissaire de justice peut désormais :
- transmettre électroniquement aux établissements bancaires les actes de saisie-attribution ;
- ne plus adresser aux établissements bancaires de lettre simple complémentaire lorsque la signification est réalisée par voie électronique ;
- être dispensé d’indiquer le nom et la qualité de la personne ayant pris connaissance de l’acte en cas de signification électronique ;
- recueillir plus facilement le consentement à la signification électronique des entreprises immatriculées au registre du commerce et des sociétés.
Ces évolutions ne modifient pas les mécanismes de fond de la saisie-attribution. Elles simplifient en revanche certaines formalités et structurent davantage les échanges numériques.
Pour vous, cela se traduit par une procédure potentiellement plus fluide, mais aussi par une attention particulière à la traçabilité des actes transmis et reçus. La digitalisation ne supprime pas le risque procédural : elle déplace l’enjeu vers la maîtrise des délais et la traçabilité des échanges.
Adapter le pilotage des procédures : un enjeu organisationnel
La réforme resserre les délais et encadre davantage certaines étapes clés.
Pour vous, cela implique :
- un déclenchement plus rapide de la signification ;
- un suivi rigoureux des échéances ;
- une coordination fluide entre finance, juridique et intervenants externes.
Une procédure engagée exploitée trop tardivement ou mal suivie peut neutraliser son efficacité. La maîtrise des délais devient un facteur déterminant de performance.
Sécuriser le suivi des procédures avec LeanPay
Les délais sont plus courts. Les notifications sont encadrées. Les échanges se digitalisent. Le suivi des procédures contentieuses ne peut plus reposer sur des échanges dispersés ou des tableaux isolés.
LeanPay vous aide à structurer et centraliser vos démarches. Vous pouvez :
- constituer rapidement un dossier contentieux complet en regroupant factures, pièces comptables et historique des échanges ;

- centraliser vos dossiers contentieux au sein d’une interface unique ;
- transmettre ce dossier à votre commissaire de justice ou à votre prestataire directement depuis l’outil ;

- suivre l’avancement de chaque dossier jusqu’à sa résolution.
Notre logiciel de gestion du poste clients vous aide à sécuriser l’organisation et la circulation des informations, afin de limiter les risques liés à un traitement fragmenté des procédures.
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