Un litige commercial international peut rapidement fragiliser une relation B2B et bloquer le règlement d’une facture. Lorsqu’un désaccord survient avec un client étranger, la distance, la langue ou le cadre juridique applicable compliquent les échanges et augmentent le risque de voir la situation s’enliser.
Pour les directions financières, la gestion de ces litiges dépasse le simple différend commercial. Elle conditionne directement votre capacité à sécuriser vos créances et à préserver votre trésorerie sur le long terme.
Dans cet article, nous revenons sur les spécificités du litige commercial international et les principaux points de vigilance pour mieux sécuriser vos créances à l’international.

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Bruno G. - Directeur administratif et financier
Pourquoi un litige commercial international est plus difficile à résoudre
Un litige commercial international cumule plusieurs facteurs de complexité qui, pris isolément, peuvent sembler maîtrisables, mais qui, combinés, rendent sa résolution plus longue et plus incertaine.
La distance géographique complique les échanges
Lorsqu’un litige survient à l’international, la distance géographique limite les échanges directs et ralentit la circulation de l’information. Les interactions sont souvent plus formelles, les délais de réponse s’allongent et la vérification des faits devient plus complexe, notamment lorsque certains éléments doivent être collectés localement.
Des différences culturelles et commerciales marquées
Les pratiques commerciales, les usages de négociation ou la gestion des désaccords varient fortement selon les pays. Ce qui peut être considéré comme un ajustement normal dans une relation B2B peut, dans un autre contexte, être perçu comme un manquement contractuel, créant des incompréhensions durables. Par exemple, un ajustement de prestation ou de calendrier validé lors d’un échange informel peut être considéré comme acquis par une partie, tandis que l’autre attend une formalisation écrite avant d’en reconnaître les effets, notamment au moment du règlement.
La langue et l’interprétation contractuelle
La langue utilisée dans les contrats et les échanges constitue un facteur de risque à part entière. Une traduction imprécise, une clause ambiguë ou une interprétation divergente peuvent alimenter le litige et rendre les discussions plus longues et plus difficiles à cadrer.
La pluralité des droits applicables
En matière internationale, plusieurs cadres juridiques peuvent entrer en jeu. Identifier le droit applicable et comprendre ses implications nécessite une analyse rigoureuse, d’autant plus lorsque les règles diffèrent sensiblement d’un pays à l’autre.
La difficulté d’exécuter une décision à l’étranger
Même lorsqu’un accord est trouvé ou qu’une décision est rendue, son exécution à l’étranger peut s’avérer complexe. Les démarches varient selon les juridictions et peuvent entraîner des délais supplémentaires, renforçant l’incertitude autour du règlement de la créance.
Litige commercial international : les premiers signaux de tension
Un litige commercial international ne se manifeste pas toujours de façon frontale. Certains signaux sont similaires à ceux observés en cas de litige commercial en France, mais leur lecture et leur portée sont différentes dès lors que plusieurs pays, entités ou cadres juridiques entrent en jeu. Identifier ces signaux spécifiques permet d’évaluer plus finement le risque et d’éviter une dégradation durable de la relation commerciale.
Contestations fondées sur le droit ou les usages locaux
Un client étranger peut invoquer des pratiques commerciales locales, des normes spécifiques ou une interprétation du droit différente de celle prévue contractuellement. Ces contestations, parfois formulées tardivement, sont plus complexes à analyser lorsqu’elles s’appuient sur un cadre juridique ou des usages peu maîtrisés par l’entreprise exportatrice.
Difficultés liées aux documents de livraison et d’export
Un litige commercial international se cristallise fréquemment autour de documents propres aux échanges transfrontaliers : preuves de livraison à l’étranger, documents douaniers, Incoterms, certificats de conformité ou attestations locales. Des demandes répétées, des documents jugés incomplets ou une remise en cause de leur validité constituent un signal de tension caractéristique.
Dilution de la responsabilité entre plusieurs entités étrangères
À l’international, l’identification du débiteur peut devenir incertaine. Filiale locale, maison mère, distributeur ou société intermédiaire : les échanges peuvent basculer d’une entité à une autre, sans qu’aucune ne se reconnaisse clairement responsable du paiement. Ce renvoi vers un siège, une holding ou un interlocuteur situé dans un autre pays allonge les circuits de décision, complique le suivi du dossier et retarde le traitement du litige, souvent sans visibilité sur les délais ni sur le véritable décideur.
Dégradation du paiement combinée à un risque pays
Enfin, un retard de paiement prend une dimension particulière lorsqu’il s’inscrit dans un risque pays identifié ou émergent. Instabilité économique, tensions réglementaires, évolutions monétaires ou fragilisation du marché local renforcent la portée de ce signal et justifient une vigilance accrue sur les créances à l’export.
Comment gérer un litige commercial international de manière structurée

Face à un litige commercial international, l’enjeu est de reprendre le contrôle de la situation sans basculer trop vite dans une logique contentieuse. Une gestion structurée permet de sécuriser la créance et de limiter les risques d’escalade. Pour cela, plusieurs bonnes pratiques doivent être mises en place :
- Centraliser l’ensemble des documents contractuels et opérationnels nécessaires au traitement du litige, comme le contrat, les conditions générales, les bons de commande, les factures et les preuves de livraison ou d’exécution. À l’international, la qualité de cette documentation conditionne largement la suite du dossier.
- S’appuyer sur la langue contractuelle de référence pour cadrer les échanges et éviter toute ambiguïté d’interprétation susceptible de fragiliser votre position.
- Assurer une traçabilité écrite rigoureuse des échanges, en formalisant chaque point contesté, les réponses apportées et les engagements pris par les parties.
- Cadrer rapidement les points de désaccord en identifiant précisément ce qui est contesté, ce qui ne l’est pas et les actions attendues de chaque côté, afin de limiter les échanges improductifs.
- Sécuriser les engagements pris par le client étranger, notamment lorsqu’un accord partiel ou un échéancier est évoqué, pour éviter toute remise en cause ultérieure.
Quel tribunal est compétent en cas de litige commercial international ?
En cas de litige commercial international, identifier la juridiction compétente n’est pas toujours évident. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte, et leur anticipation joue un rôle clé dans la gestion du risque.
- Les clauses contractuelles prévues entre les parties
Lorsqu’une clause attributive de juridiction est intégrée au contrat, elle permet de désigner à l’avance le tribunal compétent. Cette anticipation limite les incertitudes et évite des discussions longues et coûteuses sur le lieu de règlement du litige.
- Le cadre géographique du litige (Union européenne ou pays tiers)
En présence de parties situées dans l’Union européenne, des règles communes encadrent la compétence des juridictions. En revanche, lorsque le litige implique un pays hors UE, les règles applicables sont plus hétérogènes et souvent moins prévisibles. L’identification de ces règles repose alors sur l’analyse du contrat, des conventions internationales en vigueur et du droit local du pays concerné, ce qui justifie souvent le recours à un conseil spécialisé.
- La question de l’exécution de la décision à l’étranger
Même lorsqu’une décision est rendue, son exécution dans un autre pays n’est pas automatique. Cette étape peut s’avérer complexe et doit être anticipée dès l’analyse du litige, notamment en cas de résistance du client étranger.
- L’importance de l’anticipation contractuelle
Sans entrer dans une analyse juridique approfondie, la présence de clauses claires et adaptées dans les contrats internationaux constitue un levier essentiel pour réduire les incertitudes et mieux évaluer les risques en cas de litige.
Mieux piloter vos litiges et encaissements internationaux avec LeanPay
La gestion des litiges clients à l’international nécessite une vision consolidée du risque, un suivi rigoureux des situations sensibles et une capacité à structurer les informations dans la durée. LeanPay s’inscrit dans cette logique comme logiciel de gestion du poste clients, au service des directions financières.
LeanPay vous aide notamment à :
- Évaluer le risque client grâce à l’intégration de données des principaux fournisseurs d’informations financières et assurances-crédit ;
- Encadrer l’exposition de vos encours en définissant des limites adaptées aux clients ;

- Anticiper les situations à risque via des alertes liées aux procédures collectives ;
- Suivre les litiges clients jusqu’à leur résolution, en centralisant les échanges et les actions effectuées par les gestionnaires ;
- Constituer un dossier contentieux exploitable, prêt à être transmis à votre partenaire de recouvrement.
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