Si vous gérez des créances dans plusieurs pays, vous avez probablement constaté que les habitudes de paiement peuvent varier d'un marché à l'autre. Pour les entreprises multi-entités et internationales, cette hétérogénéité complique parfois l'évaluation du risque client et le pilotage des encaissements.
La dernière étude publiée par Dun & Bradstreet en collaboration avec CRIBIS met en évidence d'importants écarts entre les marchés. Par exemple, fin 2025, près de 95% des entreprises danoises réglaient leurs factures à l'échéance, contre moins de 20 % en Bulgarie. Ces deux extrêmes montrent que les comportements de paiement varient fortement d'un pays à l'autre.
Ces écarts ne permettent pas de prédire le comportement d'une entreprise en particulier. En revanche, ils constituent un indicateur utile pour évaluer le risque client, définir ses priorités de suivi et adapter sa gestion des créances à l'international.
Je trouve ce logiciel de recouvrement très fonctionnel, très bon suivi des relances à effectuer, tableau de bord clair et précis. Le service client est réactif.
Stéphanie H. - Chargée de recouvrement
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Les pratiques de paiement varient fortement d'un pays à l'autre
L'étude compare les pratiques de paiement de plus de trente pays répartis entre l'Europe, l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Océanie. Les résultats font apparaître des écarts particulièrement marqués entre certains marchés.
Des écarts considérables entre les marchés
Les différences observées entre certains pays sont parfois importantes. Parmi les marchés étudiés, plusieurs se distinguent par un niveau élevé de paiements à l'échéance :
- Danemark : 94,9 %
- Pologne : 86,6 %
- Nouvelle-Zélande : 83,1 %
- Russie : 80,9 %
- Hongrie : 75,8 %


Toutefois, certains pays affichent des taux de paiement à l'échéance nettement plus faibles :
- Bulgarie : 19,2 %
- Portugal : 20,2 %
- Émirats arabes unis : 21,5 %
- Hong Kong : 26,6 %
- Israël : 30,2 %
Ces résultats montrent que les pratiques de paiement restent loin d'être homogènes. Les écarts observés ne se limitent pas aux différences entre continents : certains pays voisins affichent également des comportements de paiement très contrastés.
Les retards de plus de 90 jours restent concentrés dans certains pays
Après avoir analysé la part des entreprises qui paient leurs factures à l'échéance, l'étude s'intéresse aux retards de plus de 90 jours. Cet indicateur permet de distinguer les simples retards des situations les plus problématiques.
Parmi les pays étudiés, les plus fortes proportions de retards supérieurs à 90 jours sont observées dans les pays suivants :
- Grèce : 15,1 %
- Philippines : 14,2 %
- Bulgarie : 9,6 %
- Inde : 6,8 %
- Mexique : 5,1 %

À l'inverse, plusieurs pays enregistrent très peu de retards de cette ampleur. C'est notamment le cas de Taïwan (0,2 %), de la Hongrie (0,2 %) et de la Nouvelle-Zélande (0,8 %).
Là encore, les écarts sont significatifs. Alors que certains pays comptent moins de 1 % d'entreprises réglant leurs factures avec plus de 90 jours de retard, cette proportion dépasse 10 % dans d'autres marchés.
Le secteur d'activité reste un facteur à prendre en compte
L'étude met également en évidence des différences selon les secteurs d'activité.
Dans plusieurs marchés, certains secteurs enregistrent davantage de retards que d'autres. En Irlande, par exemple, le secteur du transport et de la distribution affiche 5,1 % de paiements avec plus de 90 jours de retard, tandis que les services financiers atteignent 4,7 %. Au Royaume-Uni, cette proportion s'élève à 4,2 % dans le commerce de détail et à 3,9 % dans la construction.

D’autres secteurs se distinguent par des niveaux élevés de paiements à l'échéance. En Nouvelle-Zélande, plus de 87 % des entreprises du secteur agricole règlent leurs factures dans les délais, tandis que le secteur de la construction atteint 85,4 %.
Ces résultats montrent que l'analyse des comportements de paiement ne peut pas reposer uniquement sur la localisation d'une entreprise. Le secteur d'activité constitue également un élément à prendre en compte.
La France dans la moyenne européenne
Avec 46,5 % d'entreprises réglant leurs factures à l'échéance fin 2025, la France se situe dans une position intermédiaire parmi les pays d'Europe du Sud étudiés par CRIBIS et Dun & Bradstreet.
Elle se place derrière la Hongrie (75,8 %) et la Slovénie (53,3 %), mais reste proche de l'Espagne (45,9 %) et au-dessus de l'Italie (43,4 %).
L'étude souligne également une amélioration de la situation française sur un an. Entre fin 2024 et fin 2025, la part des entreprises réglant leurs factures à l'échéance progresse de 0,8 point, tandis que la part des retards de plus de 90 jours recule de 2,2 points.

La tendance observée est encourageante, même si près d'une entreprise sur deux continue de régler ses factures après l'échéance.
Pourquoi ces différences doivent être intégrées dans votre gestion du risque client
Ces différences entre pays constituent un point de repère utile, mais elles doivent être mises en perspective avec d'autres critères d'analyse. Dans cette optique, plusieurs éléments méritent d'être pris en compte :
- Le risque pays : les pratiques commerciales, les délais de paiement ou les procédures applicables en cas de litige peuvent varier d'un marché à l'autre ;
- Le profil propre à chaque entreprise : la situation financière, l'historique de paiement, le secteur d'activité ou l'existence de procédures collectives restent des critères essentiels dans l'évaluation du risque client ;
- L'évolution des marchés dans le temps : les données de l'étude montrent que les comportements de paiement peuvent évoluer rapidement. Une analyse régulièrement mise à jour permet donc de mieux anticiper les changements de risque.
Comment gérer le risque client à l’international
Les écarts observés entre les pays, les secteurs d'activité ou les comportements de paiement rappellent qu'une gestion homogène du risque client n'est pas toujours adaptée à une activité internationale. Pour conserver une vision cohérente du poste clients, il est souvent nécessaire de centraliser les informations et de disposer d'outils communs à l'ensemble des équipes concernées.
Harmoniser le suivi des créances
Lorsque plusieurs filiales ou équipes interviennent dans le suivi des créances, les pratiques peuvent rapidement diverger d'un pays à l'autre. Les méthodes de relance, les outils utilisés ou les informations disponibles ne sont pas toujours identiques, ce qui peut compliquer le pilotage du poste clients à l'échelle du groupe.
Pour les entreprises multi-entités et internationales, notre logiciel de recouvrement LeanPay permet de regrouper en temps réel les données issues de différentes filiales et de différents outils métier (ERP, logiciel comptable…) au sein d'une plateforme unique. Vos équipes disposent ainsi d'une base d'information commune, quel que soit le pays ou l'entité concernée.
Cette centralisation facilite l'harmonisation des processus de recouvrement tout en permettant à chaque filiale de conserver sa visibilité opérationnelle.
Conserver une vision consolidée du poste clients international
Les niveaux d'encours, les retards de paiement ou les performances de recouvrement peuvent varier sensiblement d'un pays à l'autre. Dans ce contexte, il n'est pas toujours simple de disposer d'une vision globale de la situation du poste clients.
Avec le reporting de recouvrement de LeanPay, vous accédez à une vue consolidée de votre poste clients à l’échelle du groupe. Les données de chaque entité sont regroupées au sein d'un même espace de pilotage, ce qui vous permet de passer facilement d'une vue globale à une analyse détaillée par filiale.
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Vous pouvez ainsi identifier plus rapidement les pays, filiales ou portefeuilles nécessitant une attention particulière, suivre vos indicateurs tels que le DSO et l’encours client à l'échelle du groupe et comparer les performances entre entités. Cette visibilité facilite également la prise de décision lorsque votre activité est répartie entre plusieurs pays ou filiales.
Renforcer votre analyse du risque client
Lorsque votre portefeuille clients s'étend sur plusieurs pays, les sources d'information à consulter se multiplient également. Données financières, notation de risque, couverture d'assurance-crédit ou alertes sur les entreprises peuvent provenir d'acteurs différents selon les marchés concernés.
LeanPay s'intègre avec plusieurs acteurs spécialisés dans l'information d'entreprise et l'assurance-crédit, tels que Creditsafe, Altares, Infolegale, Ellisphere, Coface et Allianz Trade. Vous pouvez ainsi centraliser au sein d'un même outil des données de risque (scoring, limite de crédit, alertes d’événements) provenant de différentes sources et les exploiter dans le suivi quotidien de votre poste clients.

En croisant les données de risque, les encours et les comportements de paiement, LeanPay vous permet d'identifier les comptes nécessitant une surveillance renforcée et de prioriser les actions de recouvrement.
Cette vision enrichie du risque vous permet d'anticiper plus rapidement les situations nécessitant une vigilance particulière.
Prioriser les actions selon le niveau de risque
Les informations de risque ne sont réellement utiles que si elles permettent d'adapter les actions menées auprès des clients.
Avec LeanPay, vous pouvez définir des scénarios de relance adaptés au profil de risque de vos clients. La fréquence des relances, les canaux utilisés ou encore le ton employé peuvent être ajustés en fonction des critères que vous avez définis.
Vous concentrez ainsi vos efforts sur les dossiers les plus sensibles tout en conservant un suivi adapté pour le reste de votre portefeuille.
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