Moins de créations d’entreprises, plus de faillites. C'est le double signal que confirment les dernières données d'Eurostat.
Au deuxième trimestre 2026, les défaillances progressent de 5,7 % dans l'UE par rapport au trimestre précédent tandis que les immatriculations de nouvelles entreprises reculent de 0,5 %.

Même si l'historique de données reste encore court pour parler de tendance installée, le signal mérite d'être pris au sérieux.
Derrière ces chiffres globaux, les écarts entre secteurs et entre pays sont significatifs. Cet article les détaille pour aider les entreprises internationales à repérer quels profils de clients concentrent le plus de risque de défaillance.
Je trouve ce logiciel de recouvrement très fonctionnel, très bon suivi des relances à effectuer, tableau de bord clair et précis. Le service client est réactif.
Stéphanie H. - Chargée de recouvrement
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Des trajectoires sectorielles qui divergent fortement
En zone euro, les défaillances augmentent davantage qu'à l'échelle de l'UE (+6,9 % contre +5,7 %), tandis que les immatriculations reculent moins fortement par rapport au trimestre précédent (-0,1 % contre -0,5 %). Le niveau de défaillances est désormais le plus élevé jamais enregistré depuis le lancement de cette série de données en 2019.

Ce constat global masque des écarts sectoriels marqués. Les défaillances augmentent dans 5 des 8 secteurs de l'économie marchande, avec des hausses particulièrement fortes dans certains d'entre eux :
- enseignement et action sociale : +21,1 % ;
- transport : +11,4 % ;
- services financiers : +6,8 %.
À l'inverse, le niveau recule dans ces secteurs :
- hébergement-restauration : -2,6 % ;
- construction : -1,7 % ;
- commerce : -1,2 %.
Les créations reculent dans tous les secteurs, à part dans l’information-communication et la construction, qui constatent des hausses de respectivement +8,8 % et +1 %, et les services financiers, seul secteur à rester stable (0 %).
Parmi les secteurs dans lesquels les immatriculations baissent, trois d'entre eux se distinguent :
- industrie : -3,6 % ;
- hébergement-restauration : -3,4 % ;
- enseignement-action sociale -3,2 %.
Si vous gérez des clients dans plusieurs secteurs à l’international, ces écarts vous invitent à ajuster le suivi du risque secteur par secteur, plutôt que de vous fier à une moyenne UE ou zone euro qui lisse des situations très différentes.
Des écarts entre pays qui dessinent une carte du risque hétérogène
Comparé au trimestre précédent, le niveau des défaillances évolue fortement dans les deux sens selon les pays.
À la hausse :
- Estonie : +31,8 % ;
- Grèce : +31,6 % ;
- Croatie : +20,5 %.
À la baisse :
- Malte : -50,0 % ;
- Chypre : -41,7 % ;
- Slovaquie : -33,5 %.
Toutefois, ces chiffres appellent une nuance de taille : dans les petits pays, le nombre absolu de défaillances par trimestre est faible, ce qui rend les indices très volatils. C'est le cas de Malte et Chypre, signalé comme tel par Eurostat.
Le même écart se retrouve côté immatriculations.
En progression :
- Irlande : +20,4 % ;
- Belgique : +8,2 % ;
- Suède : +7,6 %.
En recul :
- Luxembourg : -24,2 % ;
- Lituanie : -12,4 % ;
- Danemark : -8,2 %.
Cette dispersion géographique est l'angle mort d'une politique de crédit unique, appliquée sans distinction à tous les clients d'un même portefeuille. Un scoring calibré sur une moyenne UE ou zone euro peut masquer des écarts de risque réels selon le pays où est enregistré le client. Pour une entreprise qui facture dans plusieurs pays de l'UE, le niveau de risque d'un client dépend autant de son secteur que de son pays.
Comment sécuriser vos créances clients à l’international ?
Ces écarts entre secteurs et entre pays montrent les limites d'un pilotage du risque client mené de façon identique pour tous les clients d'un portefeuille. Comment l’ajuster sans multiplier les outils et les process, dans le cadre d’une gestion multi-entités et internationale ? Notre logiciel de gestion du poste client LeanPay peut vous y aider.
Harmoniser le risque sans perdre en granularité par pays
LeanPay vous aide à définir des règles de gestion du risque communes à l'ensemble des entités d'un groupe, tout en centralisant des indicateurs comme le scoring et les limites de crédit des fournisseurs d'informations financières et des assurances-crédit partenaires (Altares, Coface, Allianz Trade, Creditsafe, Infolegale, Ellisphere).
Cela vous permet d’anticiper les risques et d'appliquer une politique crédit cohérente entre entités, tout en tenant compte des spécificités de chaque pays.

Centraliser la gestion multi-entités
Plutôt que de multiplier les outils par filiale, LeanPay centralise la gestion du poste client à l'échelle du groupe. La vue consolidée du reporting de recouvrement permet de suivre l'ensemble des entités depuis un seul outil, sans perdre la lecture opérationnelle propre à chaque filiale. Chaque entité conserve ses spécificités locales (devise, langue, pratiques de facturation), tandis que la direction financière du groupe dispose d'une vision d'ensemble pour arbitrer ses priorités de recouvrement.
Les indicateurs clés (DSO, balance âgée, encours…) sont analysés au niveau groupe ou par filiale, ce qui permet d'identifier les écarts de performance entre entités.

Cette centralisation évite aussi la dispersion des données entre plusieurs outils locaux, une source fréquente de perte de visibilité pour les groupes internationaux.
Adapter les relances aux pratiques locales
Une relance efficace pour un client français ne l'est pas nécessairement pour un client allemand ou polonais : le ton attendu, les usages commerciaux et la langue de correspondance varient d'un pays à l'autre. LeanPay permet de créer des scénarios de relance selon vos propres critères. Vous pouvez donc choisir de personnaliser les plans selon le pays de vos clients, leur secteur ou encore leur niveau de risque. Les relances peuvent être envoyées dans la langue de chaque client, sans configuration manuelle répétée à chaque envoi.
Pour un groupe qui gère des clients dans plusieurs pays de l'UE, cela permet notamment de renforcer le ton ou la fréquence de relance pour les profils identifiés comme plus risqués, par pays ou par secteur, plutôt que d'appliquer un scénario unique à l'ensemble du portefeuille.
Graitec, groupe de 300 M€ de chiffre d'affaires présent dans 15 pays, a réduit son DSO de 60 à 30 jours en centralisant la gestion de son poste client pour l'ensemble de ses entités avec LeanPay. Solllicitez-nous pour découvrir notre solution plus en détail !













