Les défaillances d'entreprises ont progressé de 5,4 % sur un an au deuxième trimestre 2026, selon la dernière étude d’Altares, confirmant une dégradation durable de la situation. Dans ce contexte, la question du paiement à l'échéance prend un relief particulier.
Une étude que Qonto a menée sur 1,7 million de factures réglées au cours des douze derniers mois montre qu'une facture sur deux est aujourd'hui payée après sa date d'échéance. Qonto a baptisé ce phénomène le "Jour 61".
Cet article revient sur ce que révèlent ces données et sur les leviers qui permettent de limiter l’impact des retards de paiement sur votre trésorerie.
Je trouve ce logiciel de recouvrement très fonctionnel, très bon suivi des relances à effectuer, tableau de bord clair et précis. Le service client est réactif.
Stéphanie H. - Chargée de recouvrement
Découvrir LeanPay 👉
Le “Jour 61” ou le moment où un retard devient un risque
Une facture doit en théorie être réglée sous 60 jours maximum, ce délai correspondant au plafond légal en France (régi par l’article L441-10 du Code de commerce). Un délai dérogatoire de 45 jours fin de mois reste possible si les parties en conviennent contractuellement.
Le “Jour 61” désigne le premier jour où ce plafond est dépassé. Selon Qonto, il s’agit du moment où la facture bascule officiellement dans le retard critique, et où les tensions de trésorerie commencent réellement à se faire sentir.
Les données de Qonto donnent la mesure du phénomène :
- 49 % ont été payées après leur échéance ;
- le retard médian atteint 10 jours pour les factures concernées ;
- 4,3 % dépassent les 60 jours de retard, soit le seuil du “Jour 61” ;
- plus de 72 500 entreprises ont connu au moins une facture payée en retard sur la période étudiée.
Un retard de paiement n'est jamais neutre pour votre trésorerie. Il vient directement peser sur le besoin en fonds de roulement : chaque jour de décalage entre la sortie de trésorerie liée à la production ou à l'achat et l'encaissement de la vente allonge le cycle de conversion du cash. Cela se traduit par des arbitrages bien réels : un recrutement repoussé, un investissement différé, ou un recours accru au financement court terme pour combler l'écart.
Des secteurs plus exposés que d'autres
Le retard de paiement ne se répartit pas uniformément selon les secteurs. Trois profils sont particulièrement exposés d’après l’étude :
- le conseil, l'IT et l'immobilier, avec 53 % de factures payées en retard ;
- la construction et le transport, à 49,6 % ;
- les entreprises de 1 à 49 salariés, où plus d'une facture sur deux est concernée.
L'enjeu est de savoir repérer ces profils au sein de votre propre portefeuille client. Un client relevant d'un secteur ou d'une taille d'entreprise où le taux de retard moyen est élevé n'est pas nécessairement un mauvais payeur, mais il justifie une vigilance renforcée (suivi plus rapproché de son encours et du scoring, intégration à un scénario de relance dédié).
La facturation électronique réduit le retard, mais ne le supprime pas
À l'approche de la généralisation de la facturation électronique, prévue à partir du 1er septembre 2026, l’étude Qonto apporte un premier élément de comparaison. À l'échelle de chaque facture :
- 43 % des factures électroniques sont réglées après leur échéance, contre 49,5 % pour les factures classiques ;
- 2,8 % des factures électroniques dépassent 60 jours de retard, contre 4,4 % pour les factures classiques.
Même si les résultats sont plus favorables du côté des factures électroniques, une réserve mérite d'être connue. Qonto précise que les entreprises ayant déjà adopté la facturation électronique appartiennent souvent à des secteurs historiquement plus exposés aux retards de paiement, et que ce mode de facturation reste par ailleurs minoritaire à l'échelle nationale. Sur cette base, il est prématuré d'établir un lien de causalité entre le passage au numérique et le paiement plus rapide.
Toutefois, ce que ces chiffres confirment, c'est que la facturation électronique ne supprime pas le retard. Même une fois la réforme généralisée, une part significative des factures continuera d'être payée hors délai.
Reprendre la main sur les retards de paiement grâce au recouvrement
Une facture électronique bien émise ne suffit pas à faire payer un client à l’heure. C'est là qu'intervient un logiciel de recouvrement comme LeanPay, qui vous donne les moyens d'agir sur chaque facture, avant et après l'échéance.
Cela repose sur plusieurs leviers complémentaires :
- Relancez avant l'échéance : vous pouvez solliciter un client dès l'approche de la date de paiement en intégrant une notification de pré-échéance dans vos plans de relances. Avec LeanPay, vous créez vos scénarios en fonction de vos propres critères (ton, fréquence, canal, niveau de risque…).
- Pilotez votre poste client en continu : le reporting de recouvrement centralise en temps réel les indicateurs clés de votre poste client (balance âgée, encours client, DSO…) pour une vision toujours à jour de votre situation.

- Anticipez le risque avant qu'il ne se matérialise : la gestion du risque client s'appuie sur les données des acteurs du risque (Altares, Creditsafe, Ellisphere, Infolegale, Allianz Trade, Coface) pour synchroniser automatiquement le scoring et la limite de crédit conseillé sur chaque compte, avec une alerte dès qu'un client dépasse son seuil d'encours ou fait l'objet d'une procédure collective.

- Fluidifiez le parcours de paiement : le portail client avec plateforme de paiement sécurisée, accessible depuis les relances par SMS et mail, offre à vos clients la possibilité de régler en ligne (e-virement, prélèvement, carte bancaire) en quelques clics, réduisant les frictions qui retardent le paiement.
- Accélérez le passage à l'étape suivante quand l'amiable ne suffit plus : LeanPay facilite le traitement collaboratif des litiges clients, avec une catégorisation personnalisée pour identifier rapidement leur nature, et de constituer un dossier contentieux complet prêt à être envoyé à votre partenaire (huissier, avocat, cabinet externe) dès que le recouvrement amiable atteint ses limites.
Là où l'étude de Qonto observe qu'une facture sur deux est payée en retard, les entreprises qui utilisent LeanPay affichaient en avril 2026 près de 60% de paiements reçus avant échéance.

Plus largement, elles constatent en moyenne une réduction de 40 % de leur DSO, un temps de relance divisé par 4, et un risque d'impayé ramené à moins de 1 %.
Un recouvrement optimisé transforme le “Jour 61” en exception plutôt qu'en routine. Découvrez comment LeanPay peut vous aider à réduire votre DSO, fiabiliser vos relances et sécuriser votre trésorerie lors d’une démo personnalisée.













