Par décret présidentiel du 3 août 2026, Pierre Pelouzet est reconduit dans ses fonctions de Médiateur des entreprises jusqu'au 24 juillet 2029. Cette continuité institutionnelle intervient alors que le Médiateur relance publiquement l'alerte sur un phénomène récurrent : le ralentissement des paiements pendant l'été, ce qui impacte la trésorerie, en particulier celle des PME. Voici pourquoi cette alerte estivale vous concerne, et comment vous en prémunir.
Je trouve ce logiciel de recouvrement très fonctionnel, très bon suivi des relances à effectuer, tableau de bord clair et précis. Le service client est réactif.
Stéphanie H. - Chargée de recouvrement
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Une reconduction qui prolonge la lutte contre les retards de paiement
Le Médiateur des entreprises occupe une fonction précise : accompagner les entreprises et administrations confrontées à des différends commerciaux. Sa mission repose sur la médiation amiable, avec la possibilité de signaler des pratiques abusives aux autorités compétentes et de publier des recommandations.
Pierre Pelouzet exerce cette fonction depuis janvier 2016. Sa reconduction inscrit son action dans la durée, sur un sujet qui reste au cœur des saisines : les conditions de paiement. Ces dernières représentaient encore 27 % des dossiers traités en 2025.
Vous retrouvez ainsi un interlocuteur déjà identifié, doté d'une doctrine et d'outils éprouvés, au moment même où celui-ci choisit de remettre les retards de paiement estivaux au premier plan.
L’alerte estivale sur les retards de paiement
Dans une interview accordée à BFM Business, le Médiateur des entreprises a rappelé un chiffre qui résume l'ampleur du problème : les retards de paiement atteignent aujourd'hui 14 jours en moyenne en France. Un calcul simple en découle, selon ses propres termes : ce retard représente 14 milliards d'euros qui restent dans les caisses des grandes entreprises et des grandes administrations, au lieu d'irriguer la trésorerie des PME et des TPE.
Le mécanisme derrière ce chiffre est connu, mais se répète chaque été. Du côté des grands comptes, les personnes habilitées à valider et débloquer les paiements partent en congés, sans toujours prévoir de remplaçant pour assurer le suivi du traitement des factures. Du côté des créanciers, les équipes en charge du recouvrement sont elles aussi en vacances, ce qui retarde la détection et la relance des factures échues. Ce double ralentissement peut immobiliser la trésorerie pendant plusieurs semaines, le temps que les deux parties reprennent leur activité normale.
Ce phénomène prend une dimension particulière en 2026. Les vagues de chaleur successives qui ont touché la France tout au long de l'été, s'accompagnant par endroits d'incendies, ont provoqué des baisses d'activité répétées dans certaines régions. Pour les entreprises déjà fragilisées par ces événements, un retard de paiement supplémentaire pèse plus lourd encore sur une trésorerie mise à rude épreuve.
Face à ce risque récurrent, anticiper sa facturation avant les départs en congés et digitaliser le suivi des relances permettent de limiter l'ampleur du phénomène plutôt que de le subir chaque année.
Grandes entreprises et administrations : le rapport de force qui persiste
Ce déséquilibre n'est pas nouveau, et Pierre Pelouzet l’a rappelé dans l’interview accordée à BFM Business :
“C'est plus facile pour une grande entreprise de ne pas payer une petite que pour une petite de ne pas payer une grande. Si vous ne payez pas votre facture d'électricité ou de carburant ou autre, vous savez ce qui va arriver, on va vous couper les vivres. Alors que si une grande entreprise ne paye pas un petit fournisseur, en général, il ne se passe rien.”
Cette asymétrie a été également évoquée lors des Assises des délais de paiement 2025 : la Banque de France a rappelé que 71 % des PME et micro-entreprises règlent leurs fournisseurs avant 60 jours, contre seulement une grande entreprise sur deux qui paie dans les temps, alors qu'elles-mêmes sont généralement payées dans les délais par leurs propres clients.
Face à ce rapport de force qui persiste, la mission du Médiateur des entreprises garde tout son sens : offrir à toute entreprise, quelle que soit sa taille, un recours accessible et gratuit face à un client qui traîne, avant d'envisager une procédure plus lourde.
Sécuriser sa trésorerie sans attendre l'intervention du Médiateur
Le renouvellement des fonctions de Pierre Pelouzet confirme qu'un interlocuteur institutionnel reste disponible en cas de litige. Mais la médiation intervient une fois le différend constaté, souvent après plusieurs semaines de retard. Notre logiciel de recouvrement LeanPay peut vous aider à ne pas en arriver là, en particulier pendant les périodes creuses comme l'été.
Plusieurs leviers permettent d'agir en amont :
- Automatiser les relances, du rappel avant échéance à la relance après retard, pour que le suivi des factures ne dépende plus de la disponibilité d'une personne en particulier, congés compris ;
- Centraliser votre reporting de recouvrement, avec une visibilité en temps réel sur le DSO, la balance âgée et les encours, pour détecter rapidement tout ralentissement inhabituel ;

- Anticiper le risque client, en identifiant les comptes dont le comportement de paiement se dégrade (scoring, limite de crédit, alertes d’événement…), avant que le retard ne devienne un impayé ;

- Fluidifier le paiement, en donnant aux clients un accès simple à leurs factures et aux moyens de règlement via le portail client, pour réduire les frictions qui retardent l'encaissement.
Le nouveau mandat du Médiateur des entreprises rappelle une chose : les retards de paiement resteront un combat de long terme. En attendant que les pratiques commerciales évoluent, reprenez la main sur votre poste client dès maintenant. Découvrez comment LeanPay peut vous aider à réduire durablement votre DSO lors d’une démo personnalisée.













