Le retard de paiement moyen en France a baissé, et a même atteint son meilleur niveau depuis trois ans. C’est l’un des principaux constats de la dernière étude semestrielle sur les comportements de paiement d’Altares. En effet, au premier semestre 2026, il est retombé à 12,3 jours, contre 14,1 jours un an plus tôt.

Cet article revient sur les enseignements de cette étude et sur ce qu'ils changent pour le pilotage de votre poste client.
Je trouve ce logiciel de recouvrement très fonctionnel, très bon suivi des relances à effectuer, tableau de bord clair et précis. Le service client est réactif.
Stéphanie H. - Chargée de recouvrement
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La France sous la moyenne européenne
Le comportement de paiement des entreprises françaises s’est amélioré : 49,7 % des entreprises réglaient leurs fournisseurs à échéance au premier semestre 2026, contre 45,2 % un an plus tôt. Quant à la part des retards les plus sévères, supérieurs à 30 jours, elle recule également à 7,5 %.
Ce niveau replace la France sous la moyenne européenne (13,1 jours contre 14 jours un an plus tôt). Mais son retard reste bien supérieur à celui des meilleurs élèves du continent, comme les Pays-Bas (2,9 jours) et l’Allemagne (6,5 jours), où le paiement à échéance est déjà la norme plutôt que l'exception. Elle conserve en revanche une nette avance sur des pays comme le Portugal (23,3 jours).

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares, cela dépasse le seul enjeu de trésorerie :
« Ce redressement traduit l'ancrage progressif d'une conviction désormais partagée : la ponctualité des règlements n'est plus seulement une question de trésorerie, mais un enjeu de compétitivité, de confiance économique et de conformité. »
Un constat à prendre malgré tout avec prudence : à plus de 12 jours, le retard moyen français demeure éloigné des performances d'avant-crise sanitaire, lorsqu'il était tombé sous 11 jours en 2018. La capacité à inscrire cette amélioration dans la durée reste, selon Altares, à confirmer.
Une embellie inégale selon la taille, la région et le secteur d'activité
Cette progression n'est pas homogène. Trois lignes de fracture se dessinent : la taille de l'entreprise, sa localisation, et son secteur d'activité.
Les petites structures en tête, les grandes en retrait
Le retard moyen des TPE recule à 11,7 jours, soit près de deux jours de moins qu'il y a un an, et les PME de 10 à 49 salariés font encore mieux, à 11,1 jours, contre 13 jours en 2025.
Le tableau est bien différent du côté des grandes organisations. Les entreprises de 250 à 999 salariés affichent encore 15,3 jours de retard, et celles de plus de 1 000 salariés atteignent 19,6 jours. Même si leur retard moyen est en recul, l'écart avec les plus petites entreprises atteint près de huit jours. Si une partie de votre portefeuille client compte des grands comptes, la vigilance reste donc de mise, quel que soit le mouvement d'ensemble.

Des disparités régionales qui pèsent sur la moyenne nationale
Cette amélioration gagne l'ensemble du territoire métropolitain, mais à des rythmes inégaux. Les Pays de la Loire (9,1 jours), la Bretagne (9,3 jours) et le Centre-Val de Loire (9,7 jours) passent sous la barre des dix jours.

L'Île-de-France reste à l'écart de cette dynamique : avec 18,7 jours de retard, la région ferme la marche des régions métropolitaines, malgré un léger mieux sur un an. L'Outre-mer, à un niveau équivalent, est la seule zone où la situation continue de se dégrader. Les territoires ultramarins enregistrent un retard supérieur de près de trois jours comparé à la moyenne du deuxième trimestre 2025.
Des écarts sectoriels qui atteignent plusieurs semaines
D'un secteur à l'autre, l'écart peut dépasser trois semaines. Plusieurs activités se distinguent par leur discipline de paiement :
- le bâtiment (8,2 jours) ;
- le bois et les matériaux de construction (9,0 jours) ;
- le sport et les loisirs (8,0 jours) ;
- le bricolage et équipement du foyer (8,7 jours) ;
- la réparation et la maintenance (9,3 jours).
À l'opposé, plusieurs secteurs affichent des retards particulièrement élevés :
- la sécurité (27,5 jours) ;
- la promotion immobilière (26,3 jours) ;
- la production de films et de sons (23,6 jours) ;
- le textile et habillement (19,4 jours) ;
- la vente hors magasin/e-commerce (23,4 jours).

Le secteur public progresse, mais reste en retrait par rapport au privé
Le secteur public suit lui aussi une trajectoire positive, mais à un rythme plus lent que le privé. Son retard moyen s'établit à 14 jours, contre 11,7 jours dans le privé, soit un écart de plus de deux jours qui persiste malgré l'amélioration d'ensemble.
Dans le détail, les collectivités territoriales tirent leur épingle du jeu, avec un retard moyen limité à 12,7 jours, proche du niveau national. Cette moyenne reste toutefois trompeuse : les petites collectivités paient le plus souvent dans les temps, tandis que certaines structures plus importantes s'en écartent nettement. Les établissements publics à caractère industriel ou commercial (EPIC) suivent une dynamique comparable, avec un gain de deux jours sur un an qui les ramène tout juste sous 15 jours.
Le point noir reste la santé publique. Les hôpitaux affichent un retard supérieur à 24 jours, ce qui signifie qu'ils dépassent d'autant le délai réglementaire déjà fixé à 50 jours pour ce secteur. Si vous comptez des établissements de santé publics parmi vos clients, ce décalage mérite d'être anticipé dans votre pilotage de trésorerie, indépendamment de la tendance nationale.

Comment sécuriser votre poste client dans ce contexte encore fragile ?
Ce mouvement positif ne dispense pas de vigilance. Les écarts observés selon la taille, la région ou le secteur de vos clients montrent qu'un pilotage fin du risque reste nécessaire, même quand la tendance nationale s'améliore. LeanPay vous accompagne sur plusieurs leviers complémentaires pour une gestion efficace de votre poste client.
Suivre le risque par secteur et par profil client
Une moyenne nationale en baisse ne dit rien du comportement réel de chacun de vos clients. Un grand compte francilien ou un client du secteur de la sécurité peut continuer à payer avec plus de trois semaines de retard, pendant que l'indicateur national s'améliore.
Avec notre logiciel de gestion du risque, vous suivez le comportement de paiement de chaque client individuellement. Nos intégrations avec les principaux fournisseurs d’informations financières et assurances-crédit vous permettent de retrouver en temps réel scoring et limites de crédit sur chaque fiche client dans LeanPay.
De plus, l'IA de LeanPay pousse ce suivi plus loin : elle recalcule le score de chaque client en continu en s'appuyant à la fois sur son historique dans LeanPay et sur des données extérieures comme les procédures collectives publiées au Bodacc. L'objectif est de repérer un décrochage de comportement assez tôt pour agir avant qu'un impayé ne survienne.

Adapter vos scénarios de relance au comportement de paiement
Un client qui paie systématiquement à 20 jours de retard ne se relance pas comme un client ponctuellement en retard de quelques jours. Traiter les deux situations de la même façon revient soit à relancer trop tôt un client structurellement lent (au risque de dégrader la relation commerciale), soit à réagir trop tard face à un client habituellement ponctuel qui montre un signal faible de dégradation.
Avec LeanPay, vous pouvez soit créer des plans de relance différenciés selon le profil de paiement de chaque compte, en personnalisant le ton, la fréquence et le canal d’envoi (mail, SMS, courrier, téléphone) ; soit laisser l'IA de LeanPay les construire pour vous, en décrivant l'approche voulue pour une typologie de clients donnée. L'outil propose alors un enchaînement d'actions cohérent, que vous validez ou ajustez avant activation.

Les règles d'automatisations permettent ensuite d'attribuer automatiquement un plan de relance ou un gestionnaire dédié lorsqu'une condition est remplie. Par exemple, si le niveau de risque de votre client devient "élevé", le plan de relance "risque élevé" lui sera attribué sans manipulation de votre part.

Quand un client répond à une relance, l'IA identifie le type de réponse (un engagement de paiement, une contestation de facture...) et vous suggère la suite à donner, plutôt que de vous laisser trier chaque message un par un.
Garder une vision en temps réel de votre poste client
Le reporting de recouvrement de LeanPay centralise les indicateurs qui permettent de suivre votre poste client :
- Le DSO, calculé à partir de vos paiements réels ;

- La balance âgée, qui classe vos créances par ancienneté et par tranche de retard ;

- L'encours client, réparti entre créances échues, non échues, en litige, en contentieux et avoirs, avec les promesses de paiement associées ;

- Les prévisions d'encaissement, basées sur les habitudes de paiement réelles de vos clients.

L'IA de LeanPay peut répondre directement à des questions sur votre portefeuille, formulées en langage naturel, comme les échéances non tenues ou les procédures collectives récentes touchant vos clients, sans que vous ayez à construire un filtre ou un export au préalable.

Chaque fiche client apporte un niveau de détail supplémentaire, avec le retard moyen du client et son classement bon payeur/mauvais payeur au sein de votre portefeuille. De quoi transformer une moyenne nationale en action de relance concrète, en identifiant précisément les clients qui s'écartent le plus de la tendance générale.

Les utilisateurs de LeanPay constatent que 56 % de leurs clients payent à l’échéance (septembre 2026) depuis l’optimisation de leur recouvrement avec notre logiciel.

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